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Carlos Valderrama, « el Pibe » de la Mosson

Carlos Valderrama, « el Pibe » de la Mosson

Avec son compère de l’époque, Higuita (le fameux « coup du scorpion » c’était lui), il formait une paire aussi talentueuse sur le terrain, que capillairement improbable. C’est d’ailleurs sans doute cette touffe de cheveux blonds bouclés qui a, en partie, fait sa renommée. En équipe nationale de Colombie, la star c’était lui, Carlos Valderrama. Un maître à jouer incroyable qui a exporté son talent durant trois saisons à Montpellier, pour le plus grand des coiffeurs locaux.

Elu meilleur joueur sud-américain en 1987, il débarque en Europe en 1988 précédé d’une belle réputation. Et, choix assez surprenant, c’est à Montpellier, contre 1,5 million de Dollars, qu’il s’installe. Stupeur chez les supporters et amateurs de football français. On annonçait une starlette, on se retrouvait avec un joueur complètement dépassé, d’une incroyable lenteur.

Après quelques matchs, Carlos est même écarté du groupe. Son adaptation à la vie française est compliquée.  Une première saison très moyenne. 24 matchs, pour un seul petit but.

 

La saison suivante, sera également difficile pour les Pailladins. Malgré un recrutement ambitieux (Guérin, Cantona, Paille) et un changement de coach, Jacquet, l’équipe ne décolle pas. Valderrama se voit même offrir quelques mois de vacances avant de reprendre sa saison.

Finalement, Jacquet sera remercié, remplacé par Mézy, Paille revendu aux Girondins, et Blanc replacé en libéro (il jouait alors attaquant !). Un nouveau départ dont profita Valderrama, qui se décida enfin à montrer son talent à la France du football. Le club remonte au classement, de même que la côte du colombien. 13ème place au classement, et une Coupe de France, remportée face au RC Paris. Valderrama, grand artisan du beau parcours en Coupe dût pourtant suivre la Finale des tribunes, après avoir reçu un rouge en demie.

Pour sa troisième et dernière saison en France, Carlos, désormais installé comme meneur de jeu de l’équipe héraultaise, emmena son club jusqu’en quart de Finale de Coupe d’Europe, éliminé par Ferguson, et Manchester United. Une bonne dernière saison, mais un bilan mitigé pour le Colombien, après trois années passées en France.

Nul doute que le joueur reste aujourd’hui encore dans les mémoires. Probablement plus pour son look inoubliable, que pour ses exploits sur les terrains français.

 

Après un passage anonyme d’une saison en Espagne, à Valladollid, il retourna en Colombie de 92 à 96, avant de filer au Etats-Unis, où il termina sa carrière en 2004, après avoir délivré 114 passes décisives en 198 matchs de MLS !

Si Valderrama ne laissa pas un souvenir impérissable en Europe, autrement que pour sa coupe de cheveux, en Colombie, son statut est tout autre. Véritable icône, capitaine de la sélection durant trois Coupes du Monde (90/94/98), avec ses 111 sélections (11 buts), il est toujours considéré comme le meilleur joueur colombien de l’histoire.

 

 

Valderrama en chiffres :

  • Né le 2 septembre 1961
  • 111 sélections pour 11 buts
  • 23 ans de carrière, de 1981 à 2004
  • 656 matchs de Championnat pour 57 buts

 

Palmarès :

  • Champion de Colombie 1993 et 1995 avec Atletico Junior
  • Coupe de France 1990 avec Montpellier

 

Distinctions personnelles :

  • Joueur colombien du siècle
  • Meilleur joueur Sud-Américain de l'année en 1987 et 1993
  • Footballeur de l'année en MLS (USA) en 1996
  • Nommé au FIFA 100
  • Sportif de l'année en Colombie en 1993
  • Meilleur joueur de l'histoire de l'Atletico Junior en 2009

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